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Bienvenue sur ce blog d'information consacré à l'univers des Nouvelles Techniques d'information et de Communication (NTIC)

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Pour les néophytes

L'univers des NTIC est vaste, complexe et trés fortement rattaché à des problèmatiques juridiques nouvelles (Protection des données personnelles, Nouvelle Loi Informatique & Libertés, Passeport et Carte d'Identité Biométriques, Peer To Peer...) , ce blog recense pour les particuliers une série d'articles pédagogiques sur ces sujets, et des conseils pour rester dans la légalité.

Pour les professionnels

Envie d'aller plus loin sur un sujet technique en y apportant votre commentaire ? Besoin d'une veille juridique concernant des problématiques techniques souvent mal connues et à l'origine de croyances infondées ? Publier un article, un mémoire, une thèse en rapport avec ces thèmes ? Apporter votre compte-rendu personnel d'un colloque ou d'une conférence auquel vous avez assisté ? Ce blog est fait pour vous ! Contribuez à son contenu ou appropriez vous des informations techniques poussées sur ces questions juridiques (Contrats de cession, Contrats de Maintenance, Déclarations à effectuer auprés de la CNIL, dépôt d'une marque, Loi pour la Confiance en l'Economie Numérique de 2004...).

La législation en matière de courte citation étant soumise à une jurisprudence fluctuante,ce site essaie au mieux de la respecter en ne mentionnant que des extraits des articles cités et en indiquant les références & liens. Une demande a été effectuée auprés de l'AFP qui permettrait de citer les articles AFP en intégralité sous réserve d'indiquer les copyrights de l'AFP.

 Bonne visite !

Yannick Tettini ( Mail )


Mercredi 22 mars 2006
Dans un projet soumis vendredi 17 mars 2006 à consultation publique, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes),  impose  à l'opérateur historique français de proposer une offre de référence de "vente en gros" de l'accès au service téléphonique fixe. Les opérateurs alternatifs pourront ainsi offrir à leurs clients un service incluant l'accès au réseau ainsi que les services traditionnellement associés à l'abonnement, comme la présentation du numéro. De même, les clients ne seront plus contraints, comme c’est le cas aujourd’hui, de payer l’abonnement téléphonique à France Télécom.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Mercredi 22 mars 2006
Les députés ont voté mardi le très contesté projet de loi sur le droit d'auteur qui sanctionne les internautes pirates, à l'issue d'un incroyable feuilleton parlementaire.

Ce texte vise à empêcher toute copie sauvage sur internet en légalisant le contrôle de l'usage des oeuvres numériques par des mesures techniques de protection (MTP).

Il institue des sanctions graduées allant d'une simple amende de 38 euros pour l'internaute téléchargeant illégalement, à une peine de 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende pour celui qui commercialise un logiciel destiné au piratage.

Le texte a été adopté par 286 voix contre 193, le scrutin le plus serré de la législature. PS, PCF et Verts ont voté contre ainsi qu'une majorité de députés UDF. 7 députés UMP, partisans de la licence globale, ont voté contre.

Le ministre Renaud Donnedieu de Vabres (Culture), mis à rude épreuve dans ce débat, s'est félicité d'un "texte d'équilibre tourné vers l'avenir qui permet l'avènement d'un internet équitable".

Pour l'UDF, Jean Dionis du Séjour, a évoqué des "débats confus, heurtés, pollués par les hésitations politiques et par des maladresses procédurales".

Selon Frédéric Dutoit (PCF) le texte "multiplie la surveillance généralisée de l'internet" au profit des "magnats de l'industrie culturelle".

Patrick Bloche (PS) a, lui, fustigé "un très mauvais texte" "obsolète" qui "banalise paradoxalement la gratuité" par des sanctions inefficaces. Pour lui, les internautes seront "maintenus dans une insécurité juridique permanente".

Le projet de loi "relatif au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information" (DADVSI) transpose en droit français la directive européenne du 22 mai 2001 en l'élargissant à l'ensemble des droits d'auteur dans le numérique.

Il a déclenché les passions, au sein des partis, dans le monde de la musique et chez les internautes et un feuilleton parlementaire de 60 heures fait de virevoltes gouvernementales et de pirouettes procédurales.

Après un début houleux fin décembre le ministre de la Culture avait été contraint d'en suspendre l'examen pendant deux mois et demi et de revoir sa copie en allégeant le volet répressif.

Deux amendements identiques UMP et PS légalisant le téléchargement sur internet contre rémunération pour les auteurs (licence globale) avaient été votés le 21 décembre, mettant à bas toute l'architecture du texte.

Ce vote a provoqué une levée de boucliers contre la licence globale, de la part des majors et distributeurs de musique, grands producteurs, créateurs, chanteurs, sociétés d'auteurs (SACEM, SACD, SCAM), à grand renfort de publicité et de pétitions.

En face, d'autres sociétés d'auteurs (Spedidam, Adami), certains artistes, aux côtés d'associations de consommateurs et d'internautes (UFC-Que Choisir, Audionautes...) et de syndicats ont pris position pour la licence globale.

L'examen avait repris le 8 mars avec plusieurs coups de théâtre: retrait puis réintroduction, par peur du Conseil constitutionnel, de l'article frondeur, avant qu'il ne soit finalement rejeté et remplacé par un article additionnel.

Jusqu'au bout, le débat a été chaotique. Vendredi, à 3h30, le gouvernement a demandé une deuxième délibération sur un article pour adopter à l'unanimité des amendements socialistes renforçant l'interopérabilité.

Le texte présenté en urgence (une lecture par Assemblée) va maintenant être débattu au Sénat.

© AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

par Yannick Tettini publié dans : P2P, Droits d'auteur, Propriété Intellectuelle
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Mardi 21 mars 2006
eBay France, filiale française du site américain de vente aux enchères sur internet, propose depuis lundi et pendant dix jours le nom de domaine et le stock de 2.350 paires de chaussettes de la société Chaussetteonline SARL, une première en France, a indiqué eBay France.

"C'est une grande première en France qu'une société vende son nom de domaine et son stock via eBay", a déclaré une porte-parole.

A l'origine, les propriétaires du site français Chaussetteonline.com, Pierre de Perthuis et Thierry Decroix, souhaitaient vendre la société toute entière, selon Le Figaro qui a révélé cette opération lundi.

Mais la loi française interdit de céder les parts sociales ou une société à part entière via internet.

"Les propriétaires veulent profiter de la visibilité d'eBay pour trouver un acheteur. Ils pourront ensuite vendre la société en entier, hors eBay", a indiqué la porte-parole.

Depuis sa création en septembre 2003, Chaussetteonline.com a vendu pour seulement 66.100 euros de paires de chaussettes en fil d'Ecosse fabriquées en Italie. La première année, les ventes ont "cartonné", mais en 2005, les deux co-propriétaires se sont "beaucoup moins occupés" du site, a reconnu M. Perthuis.

"Nous sommes plus des créateurs-inventeurs que des développeurs. Nous avons envie de passer la main à quelqu'un qui soit plus un gestionnaire et développeur d'entreprise qu'un créateur", a-t-il expliqué.

Avec un prix de départ fixé à 30.000 euros, MM. Perthuis et Decroix ont déjà payé 3,5% de ce prix de départ en frais d'insertion à eBay France, soit 1.050 euros. S'ils arrivent à vendre, ils paieront en plus à eBay une commission représentant 3,5% du prix de vente.

Ce prix de départ n'est pas un record, puisque eBay France a déjà vendu des voitures, objets de collection ou meubles de designer reconnu à des montants plus élevés, selon la porte-parole.

A la mi-journée, il n'y avait encore aucune enchère sur eBay France pour Chaussetteonline.com, mais M. Perthuis a indiqué avoir reçu une trentaine de contacts depuis le matin, grâce aux enchères.

eBay est connu pour ses ventes insolites, qui sont de véritables opérations de promotion pour ce site aux enchères le plus connu au monde. L'année dernière, le bandeau du général borgne Moshe Dayan, figure légendaire d'Israël, avait été mis en vente pour un montant initial de 75.000 dollars, alors que l'ancienne voiture du pape Benoît XVI, une Volkswagen Golf grise de 1999, avait été vendue 188.983 euros.

En 2001, un jet privé Gulfstream II avait été vendu pour 3,7 millions d'euros, un montant record pour eBay.

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par Yannick Tettini publié dans : E-Commerce
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Mardi 21 mars 2006
Le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko a remporté "officiellement" les élections présidentielles de dimanche, avec 83 % des votes. Dans ses efforts pour museler les médias, il avait pris une décision extrême : interdire aux particuliers d’utiliser Internet. La loi, annoncée en février, autorise uniquement les organismes gouvernementaux et les sociétés, ainsi que quelques particuliers privilégiés, à se connecter. L’opérateur unique et public Beltelekom arrêtera les connexions de tous les autres sites en .BY.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Lundi 20 mars 2006
Les députés ont achevé dans la nuit de jeudi à vendredi l'examen du très contesté projet de loi sur les droits d'auteur où chaque article, chaque amendement a donné lieu à de longs débats sous l'oeil des internautes et des auteurs.

Le vote solennel du texte sur lequel l'urgence a été déclarée (une seule lecture par assemblée) aura lieu mardi après-midi. Il partira ensuite pour le Sénat.

Les députés PS, PCF et Verts se sont à nouveau enflammés jeudi contre ce texte accusant le ministre de la Culture de défendre les intérêts particuliers de l'industrie musicale et de "signer la mort du logiciel libre".

"Je ne répondrai à aucune des attaques personnelles non fondées, vous ne me ferez pas sortir de ma réserve", a répondu, impavide, Renaud Donnedieu de Vabres.

"L'achronyme RDDV s'est enrichi et est devenu RDDVDV, c'est à dire Renaud Donnedieu de Vabres de Vivendi", a lancé Didier Mathus (PS), laissant entendre que l'amendement pénalisant les éditeurs de logiciel émanait du groupe Vivendi.

Cet amendement adopté mercredi soir punit de 3 ans d'emprisonnement et 300.000 d'euros d'amende le fait d'éditer et de mettre "sciemment" à disposition du public un logiciel permettant le téléchargement illégal.

Les députés ont adopté un éventail de sanctions contre le piratage. L'internaute qui télécharge illégalement de la musique ou un film pour son usage personnel sera passible d'une simple amende de 38 euros.

Les députés ont achevé dans la nuit de jeudi à vendredi l'examen du très contesté projet de loi sur les droits d'auteur où chaque article, chaque amendement a donné lieu à de longs débats sous l'oeil des internautes et des auteurs.

Le vote solennel du texte sur lequel l'urgence a été déclarée (une seule lecture par assemblée) aura lieu mardi après-midi. Il partira ensuite pour le Sénat.

Les députés PS, PCF et Verts se sont à nouveau enflammés jeudi contre ce texte accusant le ministre de la Culture de défendre les intérêts particuliers de l'industrie musicale et de "signer la mort du logiciel libre".

"Je ne répondrai à aucune des attaques personnelles non fondées, vous ne me ferez pas sortir de ma réserve", a répondu, impavide, Renaud Donnedieu de Vabres.

"L'achronyme RDDV s'est enrichi et est devenu RDDVDV, c'est à dire Renaud Donnedieu de Vabres de Vivendi", a lancé Didier Mathus (PS), laissant entendre que l'amendement pénalisant les éditeurs de logiciel émanait du groupe Vivendi.

Cet amendement adopté mercredi soir punit de 3 ans d'emprisonnement et 300.000 d'euros d'amende le fait d'éditer et de mettre "sciemment" à disposition du public un logiciel permettant le téléchargement illégal.

Les députés ont adopté un éventail de sanctions contre le piratage. L'internaute qui télécharge illégalement de la musique ou un film pour son usage personnel sera passible d'une simple amende de 38 euros.

© AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

par Yannick Tettini publié dans : P2P, Droits d'auteur, Propriété Intellectuelle
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Lundi 20 mars 2006

Après près de deux ans de procédure, la 17 chambre correctionnelle du tribunal correctionnel de Paris, présidée par Philippe Jean-Draeher, a finalement relaxé le blogueur Christophe Grébert, auteur de Monputeaux.com.

Employé de la municipalité de Puteaux, Christophe Grébert était poursuivi en diffamation par cette même mairie, à la suite de la publication sur son blog d'un article du Parisien du 26 avril 2004, intitulé "Nouveau remous à la Mairie de Puteaux".

Dans celui-ci, une ancienne employée de la mairie affirmait avoir été limogée après avoir fait remarqué à sa supérieure le coût élevé de la mise en place d'une piste de ski artificielle dans la commune et remis en cause la fiabilité du fournisseur.

Le tribunal n'a toutefois pas donné suite à cette poursuite. Car si ce dernier a bien reconnu que le blog de Christophe Grébert était soumis au droit de la presse, le prévenu en tant que particulier et bénévole, "n'était pas tenu de se livrer à une enquête complète et la plus subjective possible sur les faits qu'il inoquait", indique le jugement du tribunal. Chose que doit par contre faire un journaliste.

En d'autre terme, un blogueur ne peut pas être mis sur un pied d'égalité avec un journaliste. Le Parisien, de son côté, a également été relaxé. Mais l'affaire pourrait ne pas en rester là puisque la munipalité de Puteaux compte faire appel.

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Jeudi 16 mars 2006
L'Assemblée nationale a décidé mercredi de punir de 3 ans d'emprisonnement et 300.000 d'euros d'amende le fait de mettre "sciemment" à disposition du public un logiciel permettant le téléchargement illégal "d'oeuvres ou d'objets protégées".

Les députés, qui poursuivaient dans la soirée l'examen du projet de loi sur le droit d'auteur, ont adopté (par 55 voix contre 19), avec le soutien du gouvernement, un amendement du rapporteur Christian Vanneste (UMP) prévoyant ce dispositif.

Les députés PS, PCF et Verts se sont opposés, en vain, à ce dispositif qui entraînera, selon eux, "la mort des logiciels libres et du développement du peer-to-peer".

Selon l'analyse du scrutin, les élus UMP ont voté pour, à l'exception de Christine Boutin qui a voté contre, tandis que Patrice Martin-lalande et Christian Ménard se sont abstenus. Les députés PS, PCF et UDF ont voté contre.

Aux termes de cet amendement, modifié par quatre sous-amendements UMP, il est stipulé qu'est "puni de trois ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende le fait de mettre sciemment à la disposition du public ou de communiquer au public, sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés".

Est également puni de ces peines le fait "d'inciter sciemment, y compris à travers une annonce publicitaire, l'usage" d'un tel logiciel, selon l'amendement qui précise que "ces dispositions ne sont pas applicables aux logiciels destinés au travail collaboratif, à la recherche ou à l'échange de fichiers ou d'objets non soumis à la rémunération du droit d'auteur".

L'examen de l'amendement Vanneste a donné lieu à un débat animé de près de deux heures dans l'hémicycle.

"Cet amendement est d'une extrême gravité car il va tuer le logiciel libre. Ce dispositif vise à interdire le développement du peer-to-peer et va contraindre nos inventeurs à s'expatrier", a lancé Patrick Bloche (PS).

Christian Paul (PS), Martine Billard (Verts) tout comme Frédéric Dutoit ont ironisé sur cet amendement "Vivendi-Universal". "Je suis effondrée, c'est un jour noir pour le logiciel libre", a déclaré Mme Billard.

Au nom de l'UDF, Jean Dionis du Séjour a exprimé ses réserves sur ce dispositif, en dépit des modifications apportées en séance.

Les orateurs UMP, à l'instar de Richard Cazenave, se sont en revanche félicités des modifications acceptées par le gouvernement au dispositif, soulignant que seule "l'activité illégale" était visée par ces sanctions.

"Toutes les précautions ont été prises pour que les logiciels libres ne soient pas touchés. L'internaute n'est pas visé, sont visés ceux qui veulent contourner les droits d'auteur à des fins commerciales", a déclaré le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, appelant à "ne pas faire naître des peurs là où elles n'existent pas".

© Agence France-Presse

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par Yannick Tettini publié dans : P2P, Droits d'auteur, Propriété Intellectuelle
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Mardi 14 mars 2006
Microsoft reçu une lettre d'avertissement de la Commission européenne, le groupe n’ayant  pas respecté les sanctions qui lui ont été imposées en mars 2004, suite au procès concernant son abus de position dominante. L'éditeur de Redmond est donc toujours sous la menace d'une amende journalière de deux millions de dollars, tant qu'il n'aura pas fourni des informations sur l'interopérabilité de Windows à ses concurrents.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Mardi 14 mars 2006
Des chercheurs de l'Université du Maryland ont développé une nouvelle technologie de gestion des droits numériques (DRM) visant à mieux protéger les contenus multimédia. Elle diffère des technologies déjà employées en proposant l'utilisation d'un identifiant unique ou d'une reconnaissance tactile.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Vendredi 10 mars 2006
Le projet de loi sur les droits d'auteur dont la discussion à l'Assemblée se déroule dans la confusion la plus totale après la réintroduction surprise de l'article légalisant le téléchargement, est devenu une nouvelle épine dans le pied du gouvernement après le CPE.

Le gouvernement a décidé de prolonger à la semaine prochaine l'examen par l'Assemblée nationale du très controversé projet de loi sur le droit d'auteur qui devait s'achever jeudi soir, a annoncé le vice-président de l'Assemblée nationale Yves Bur (UMP).

Des séances supplémentaires ont été inscrites à l'ordre du jour du Palais-Bourbon, mardi après-midi et soir, mercredi après-midi et soir et jeudi après-midi et soir, a précisé M. Bur.

Le vice-président de l'Assemblée nationale a également annoncé que l'examen du projet de loi sur les OPA (offres publiques d'achat), qui avait été interrompu, reprendra jeudi après-midi.

Le Premier ministre a refusé de lever l'urgence sur ce texte (une lecture par assemblée), alors que PS, PCF, Verts et UDF l'ont demandé solennellement et que le groupe UMP le conseillait discrètement.

"Villepin ne veut pas paraître céder à la jeunesse sur ce texte, sinon c'est la brèche ouverte pour le CPE", indiquait un député UMP sous couvert de l'anonymat.

Ce projet de loi, comme celui instaurant le Contrat première embauche, concerne au premier chef les jeunes dont la plupart téléchargent de la musique.

Objet d'un bras de fer entre l'industrie de la musique, des sociétés d'auteur et les internautes, ce texte est désormais devenu, comme le CPE, un enjeu politique brûlant entre la gauche et le gouvernement, à 14 mois de l'élection présidentielle.

"M. de Villepin a décidé de ne pas capituler, nous non plus", a averti Henri Emmanuelli (PS) dans l'hémicycle.

Précisant qu'il avait consulté le Premier ministre durant la pause déjeuner, le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, s'est contenté de promettre que le gouvernement "ne passerait pas en force" et que les parlementaires "auraient tout le temps nécessaire" pour discuter.

Au risque de se voir reprocher de faire pression sur les sénateurs, il s'est engagé à ce qu'en cas d'écart important entre le texte du Sénat et de celui de l'Assemblée, la Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) ne soit pas convoquée avant une tentative de conciliation.

Après la énième volte-face du gouvernement sur ce projet, la confusion était totale jeudi dans l'hémicycle avec une gauche portant le fer sur les questions de procédure contre le gouvernement, une UDF furieuse de travailler dans cette pagaille et une UMP de plus en plus mal à l'aise.

Le numéro un du PS, François Hollande, est descendu dans l'arène réclamant, à défaut de retrait du texte, de supprimer l'urgence.

Le président de l'UDF, François Bayrou, a enchaîné en assurant que "ce débat était celui de nos libertés".

M. Donnedieu de Vabres avait suspendu avant Noël l'examen du texte après l'adoption contre son avis de deux amendements identiques UMP et PS légalisant le téléchargement sur internet à usage privé contre rémunération, ce qui ouvrait la voie à la licence globale.

A la reprise du débat en début de semaine, il avait provoqué la surprise en supprimant l'article 1 comportant ces amendements pour le remplacer par un article additionnel sans ces amendements. Mercredi soir, nouvelle volte-face, l'article 1 était réintroduit, le ministre ayant été averti d'un risque d'inconstitutionnalité.

Jeudi, chacun, gouvernement et groupe UMP, se rejetait la responsabilité de ce nouveau couac. Le groupe UMP soulignait s'être prononcé, dès le 1er mars, pour une reprise normale des débats aboutissant au rejet en séance de l'article 1.

Finalement, en début de soirée, l'article 1 a été rejeté en l'absence des députés PS, PCF, Verts et UDF qui avaient quitté l'hémicycle en signe de protestation. Ce vote de la majorité UMP enterre la licence globale.

Dans la foulée, l'Assemblée a adopté l'article additionnel du gouvernement.

Les députés de gauche et l'UDF ont quitté l'hémicycle en criant "mascarade", "vous déshonorez l'Assemblée", "c'est scandaleux".

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