Présentation

Recherche

Lundi 13 février 2006

Maître Marie Jourdain, avocat chez RICHARDS BUTLER à Paris, m'a donné l'autorisation de publier un article intéressant qu'elle a publié sur juriscom.net le 12 février 2006 (première publication) :

En cas d’atteinte aux droits de tiers, le principe de la responsabilité des fournisseurs de liens commerciaux pour contrefaçon de marque semblait acquis. Une décision récente du TGI de Paris vient d’ébranler cette solution, en écartant l’application des règles régissant la contrefaçon au profit de celles relatives à la responsabilité civile.

En l’espèce, la société Kertel , qui commercialise des cartes téléphoniques prépayées, est titulaire de la marque Kertel et des noms de domaine www.kertel.com et www.kertel.fr. Ayant constaté qu’une recherche sur le signe Kertel renvoie vers un lien sponsorisé, la société éponyme obtient que Google supprime ce lien. Il apparaît pourtant peu après que ledit mot-clé permet d’activer un autre lien commercial, celui de la société concurrente Cartephone. Kertel assigne alors celle-ci, en tant qu’annonceur, et Google, ès qualité d’intermédiaire de publicité.

 

Dans une décision [Juriscom.net] en date du 8 décembre 2005, le TGI de Paris condamne tout d’abord Cartephone pour contrefaçon de marque et pour concurrence déloyale, du fait de l’atteinte aux noms de domaine et à la dénomination sociale de la demanderesse. Les magistrats retiennent également la responsabilité de Google. Si la solution ne surprend pas, le raisonnement juridique adopté mérite que l’on s’y attarde.

 

Après avoir caractérisé l’usage par Google de la marque Kertel (1), le Tribunal écarte en effet le grief de contrefaçon, faute de similarité entre les services de référencement et de publicité de Google et l’activité de commercialisation de cartes téléphoniques de Kertel. En vertu du principe de spécialité, seul l’usage non autorisé d’une marque pour des produits ou services identiques ou similaires à ceux désignés par l’enregistrement peut constituer un acte contrefaisant. L’analyse juridique du Tribunal doit être approuvée et ce d’autant que la similarité semblait jusqu’alors être appréciée entre les services du fournisseur de liens commerciaux et les produits ou services du titulaire de la marque en cause (2). En témoigne ainsi un jugement rendu par la même formation du TGI de Paris le 4 février 2005 (3).

 

S’il n’est pas contrefacteur, le Tribunal estime néanmoins que Google a commis une faute civile dans la mesure où il (i) a proposé le mot-clef Kertel, (ii) n’a effectué aucun contrôle préalable des mots-clés réservés par les annonceurs et susceptibles de porter atteinte aux droits de tiers et (iii) a accepté que Cartephone choisisse la marque Kertel pour attirer l’internaute vers son propre site. Ce faisant, Google a favorisé une activité contrefaisante pour les besoins de son activité publicitaire.

 

La négligence du célèbre moteur de recherche est également stigmatisée. En effet, suite à la première réclamation de Kertel, Google avait indiqué « avoir pris toutes les mesures nécessaires ». Certes, le lien commercial litigieux avait été désactivé. Ceci n’était toutefois pas suffisant car, alors même qu’il connaissait le caractère illicite de l’utilisation du signe Kertel, Google n’avait pas supprimé ce terme de son générateur de mots-clés, permettant ainsi à Cartephone de le réserver ultérieurement. 

 

Enfin, s’agissant du préjudice, le Tribunal note que le lien litigieux a disparu et que le mot-clé Kertel ne semble plus utilisé. Cependant, compte tenu de l’atteinte à la marque et de la durée des agissements illicites, Cartephone et Google sont condamnés in solidum à payer à Kertel une somme de 30 000 euros à titre de dommages et intérêts, ce qui confirme une récente tendance des tribunaux à sévèrement sanctionner le position squatting (4).

 

Cette décision met une fois encore en exergue les incertitudes relatives au cadre juridique gouvernant les liens commerciaux. En l’absence d’intervention du législateur, certains points devront donc être clarifiés par la jurisprudence et notamment, le fondement de la responsabilité des fournisseurs de liens commerciaux.

 


(1) Google utilise la marque Kertel en proposant ce signe comme mot-clé pour référencer et présenter des liens commerciaux.

(2) Voir sur point J.-F. Gaultier et M. Jourdain, "Liens sponsorisés: Google est-elle une agence matrimoniale ?", Juriscom.net, 30/05/2005.

(3) TGI Paris, 4 février 2005, Louis Vuitton Malletier c/ Google, Juriscom.net.

(4) Google et un annonceur ont été ainsi récemment condamnés in solidum à payer une somme de 12 000 euros à titre de dommages intérêts. F.Glaize, "Liens commerciaux, nouvelle décision peu amène envers Google", Juriscom.net, 08/11/2005.

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 13 février 2006

Une brève trouvée sur le blog "Un petit Blog sur l'E-commerce" présente un avis rendu sur le phishing :

La Commission générale de terminologie et de néologie vient encore de frapper. Après avoir créé le bloc note, la fenêtre intruse qu'avait détectée Cédric, voici qu'elle vient de franciser le phishing.

Dorénavant, il faudra parler de ... filoutage comme l'indique le
Journal officiel du 12 février 2006.

Nom masculin, ce terme se définit comme une "technique de fraude visant à obtenir des informations confidentielles, telles que des mots de passe ou des numéros de cartes de crédit, au moyen de messages ou de sites usurpant l'identité d'institutions financières ou d'entreprises commerciales".

Rassurez-vous, "le terme « hameçonnage » est aussi en usage".

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 12 février 2006
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) annonce avoir été saisie de deux demandes de règlement de différend sur la tarification de la terminaison d'appel sur le réseau d'un opérateur alternatif. Le 27 septembre 2005, l’Arcep avait déclaré chaque opérateur alternatif "puissant" sur le marché de gros des prestations de terminaison d’appel géographique sur son réseau. L’Autorité a en conséquence imposé à ces opérateurs un certain nombre d’obligations, et notamment celle de ne pas fixer de "tarifs excessifs" pour ces prestations. C’est sur cette base que l’Autorité va devoir trancher, dans un délai maximum de quatre mois pendant lesquels elle est tenue au silence.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 11 février 2006
Google et Skype investissent dans le Wi-Fi. Les rumeurs se sont donc concrétisées avec l'annonce de la participation des deux sociétés dans l'Espagnol FON, créé il y a trois mois et dont l'ambition est de devenir le premier réseau Wi-Fi avant la fin de l'année. Google, Skype, ainsi que deux fonds d'investissement Index Ventures et Sequoia Capital, apportent ainsi 18 millions d'euros à FON. Un apport qui devrait être utilisé essentiellement en R&D, dans le but d'élargir la gamme de services de FON. Voir l'article précédent sur FON.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 10 février 2006
Microsoft aurait l'intention de relancer son projet multimédia MSN Media Network, qui pourrait alors prendre la place de l'actuel MSN. Selon LiveSide, le portail inclurait davantage de films et de vidéo, MSN proposant déjà une rubrique "actualité" en vidéo. Microsoft aurait également l'intention de lancer un service de podcast dans le courant de l'année.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 10 février 2006
La Commission européenne refuse à Microsoft tout nouveau délai de réponse. L'éditeur de Redmond n'a en effet toujours pas livré de documentation technique concernant les multiples lignes de code de Windows XP Server déjà fournies. Il est par ailleurs toujours menacé de la sanction jounalière de deux millions de dollars.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 9 février 2006
Les premiers ouvrages du vaste projet de Bibliothèque numérique européenne (BNE) seront accessibles au grand public "courant 2006", a indiqué mercredi le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.

Lancé il y a moins d'un an à l'initiative de la France, le projet de BNE devrait entraîner à terme la numérisation de millions d'ouvrages.

Le ministre a déclaré, dans une communication en Conseil des ministres, que le projet de BNE prévoit "le développement d'une plate-forme de diffusion des contenus sous droit et libres de droit en vue de l'ouverture d'un service au grand public courant 2006".

M. Donnedieu de Vabres était cité mercredi par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

Parmi les actions qui devraient être engagées en 2006, la France a prévu de convertir en mode texte de 70 à 80% du site internet de la Bibliothèque nationale de France "Gallica" et d'étudier les moyens de produire entre 300.000 et 400.000 documents numériques en trois ans.

Le ministre de la Culture a préconisé la mise en place d'une structure public-privé, associant notamment les éditeurs.

Cinq pays - Allemagne, Espagne, Hongrie, Italie, Pologne - ont rejoint la France en avril dernier pour demander à la Commission européenne une initiative pour lancer un projet de BNE.

Ce projet a notamment pour but de contrer le gigantesque programme de numérisation des livres lancé fin 2004 par le moteur de recherche américain Google. Yahoo a depuis annoncé, en octobre, qu'il se lançait également dans un projet de bibliothèque numérique.

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 7 février 2006
La webagency aveyronnaise montre toute l'étendue de son savoir-faire dans son site, refondu en 2005 et plusieurs fois primé depuis. En 2005, Septime a réalisé 320.000 euros de chiffre d'affaires, en hausse de 16 %.

Je vous conseille vivement d'aller voir ce site ! Quel merveille de conception. Septime
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 7 février 2006
Renforcement du cadre réglementaire oblige, les litiges en matière de TIC ont progressé de 74 % en 2005 selon l'Observatoire JuriTIC. Fait nouveaux, les contentieux sociaux sont en nette progression.

JuriTic, service d'Acadys France, cabinet de conseil et d'audit en Systèmes d'Information qui édite un portail de veille réglementaire dédié au droit des technologies de l'information et de la communication, vient de publier l'édition 2005 de son observatoire de la jurisprudence en matière de TIC. Comme en 2004, cinq causes de litiges sont passées au crible : la propriété intellectuelle (logiciel, bases de données, noms de domaine...), le respect des libertés au travail, les salariés et l'informatique, les contrats et la sécurité.

Premier constat, le nombre de contentieux dans le domaine des technologies de l'information s'est considérablement développé en 2005. En un an, le nombre de décisions de justice a progressé de 74 %, passant de 57 à 99, contre 14 % en 2004. Tous les types de litiges sont concernés. Mais certains, tels que les contrats et les contentieux sociaux opposant employeurs et salariés dans le secteur informatique, sont particulièrement touchés. Le premier affiche une hausse des décisions de justice de 167 %, tandis que le second s'envole à 175 %.

Lire la suite de l'article de la Rédaction du JDN
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 7 février 2006

La téléphonie par internet est en continuelle progression avec fin septembre 2005 près de 2,4 millions d'abonnements, soit une hausse de 23,7% sur un trimestre, selon des données publiées lundi par l'Autorité de régulation, l'Arcep.

De manière générale, le marché français des communications électroniques a atteint 10,2 milliards d'euros au 3ème trimestre 2005, dont près de 8 milliards d'euros pour la téléphonie (fixe et mobile) et internet, soit une augmentation de 5,1% sur ce secteur par rapport à la même période de l'an dernier.

Ces chiffres sont publiés trimestriellement par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) dans son "observatoire des marchés"

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
noms de domaine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus