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Samedi 18 février 2006
La Bibliothèque nationale de France (BNF) proposera, à partir du 15 mars prochain, la consultation de deux bibliothèques numériques. Deux éditeurs anglo-saxons, Gale et Proquest, mettront à la diposition des utilisateurs leurs fonds Eighteenth Century Collections Online (ECCO) et Early English Books Online (EEBO). Le premier est constitué de 150.000 documents numérisés (33 millions de pages), datant pour la plupart du XVIIIème siècle. Le second contient 125.000 documents (22,5 millions de pages) parus dans tous les domaines au Royaume-Uni entre 1470 et 1700. Le test de consultation aura lieu pendant deux mois dans les salles de lecture des sites François Mitterrand, Richelieu, Arsenal et Opéra.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Vendredi 17 février 2006

Avec près d'un million de blogs, la Chine n'échappe pas au phénomène des journaux personnels sur internet, mais traiter des informations sensibles, comme la politique, relève du jeu du chat et de la souris avec la censure communiste.

En 2004, cette nouvelle forme d'expression sur la toile a connu son heure de gloire et de scandale avec les frasques d'une jeune bloggeuse de 25 ans, Li Li, connue sous le pseudonyme de Mu Zimei. Sur son "carnet intime", cette Cantonaise décrivait sans fard ses expériences sexuelles.

C'est à cette époque que Zhao Jing, 31 ans, a lancé le sien sous le pseudonyme de Michael Anti.

"En 2004, les blogs les plus populaires étaient pour la plupart une sorte d'étalage de la vie quotidienne, j'ai voulu changer cela. J'ai créé un blog, où les sujets sérieux traitent de politique et de journalisme", explique-t-il à l'AFP, y passant au moins deux heures par jour.

Pour sa part, Yuan Xiaojun, alias Shumeicao (la sauge en chinois), 33 ans traite depuis août dernier sur son blog de choses plus légères, des plaisirs de la table, des restaurants dans tous leurs aspects. "Si les toilettes sont conçues avec goût, alors le restaurant sera sûrement bon", écrit cette bloggeuse, qui, dans la vraie vie, est directrice de la rédaction du magazine "Cuisine et Vin".

"J'y passe à peu près une demi-heure par jour", précise-t-elle.

Si des centaines de personnes continuent à fréquenter son blog, personne ne peut plus aller sur celui de Michael Anti, victime de la censure, comme l'avait été en novembre Wang Yi, un professeur de l'université de Chengdu (sud-ouest).

Il avait osé évoquer sur son blog une émeute paysanne dans le sud du pays. "La politique est un sujet sensible en Chine. Le but de mon blog était simplement de parler normalement de politique. Ce qui explique qu'il a été bien accueilli par les lecteurs, qui ont peu d'opportunités de lire ce genre de choses", explique Zhao Jing.

En août 2005, après que son carnet eut été bloqué par le site chinois qui l'hébergeait, il a émigré vers MSN Spaces, une filiale commune de Microsoft et de la société publique chinoise Shanghai Alliance Entertainment, premier hébergeur de blog en Chine.

Mais, le 30 décembre 2005, la publication d'articles critiquant le gouvernement en raison du limogeage de l'équipe de direction du quotidien "Nouvelles de Pékin" a signifié la mise au silence de cette voix critique.

D'autres sont passés entre les mailles du filet du "Big Brother" chinois.

Sur un blog, il est encore possible de voir des photos et de lire un texte sur la répression d'une manifestation de paysans dans le sud de la Chine, qui a fait officiellement trois morts en décembre.

"Il y a une course de vitesse entre le blog et le blocage", constate Michael Anti, regrettant que les sociétés américaines "rejoignent maintenant le camp de ceux qui s'opposent à nous".

Cependant, pour lui, "parler librement est un droit de naissance". "L'argent peut acheter les sociétés américaines, mais il ne peut nous empêcher de parler", ajoute-t-il.

Les géants américains de l'internet, Yahoo!, Microsoft ou Google, qui ont défendu jeudi au Congrès américain leur collaboration avec les censeurs chinois sont la cible des associations de défense des droits de l'Homme pour leur compromission en contrepartie de leur présence sur ce marché de 111 millions d'internautes (8,5% de la population totale), jeunes en majorité.

Pour Tom Malinowski, l'un des responsables de Human Rights Watch, "l'enjeu est beaucoup plus grand que l'avenir de la liberté en Chine", les autres régimes autoritaires regardant avec intérêt comment le géant asiatique va réussir à maîtriser cet espace de liberté.

Si la Chine atteint son but, le XXIe siècle verra l'émergence d'un "rideau de fer virtuel divisant les mondes démocratique et autoritaire", dit ce militant.

© Agence France-Presse

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par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Vendredi 17 février 2006

Un projet de loi visant à empêcher les grands acteurs américains de l'internet de coopérer avec des pays exerçant leur censure sur les informations en ligne, notamment la Chine, a été déposé jeudi au Congrès américain.

Baptisé "l'Acte 2006 pour la liberté mondiale en ligne" (Global Online Freedom Act of 2006), ce texte, s'il est adopté, interdirait à tous les opérateurs américains de coopérer avec des responsables de pays "censurant les contenus mis en ligne sur internet".

Le texte a été déposé par un député républicain, Chris Smith, qui préside une sous-commission de la Chambre des Représentants chargée des droits de l'homme. Son dépôt intervient au lendemain de dépositions effectuées devant cette sous-commission, par des responsables des principaux portails internet américains pour défendre leur collaboration avec la Chine.

Le projet de loi précise que la fourniture d'informations complètes et non-censurées sur l'internet est devenue une industrie majeure des Etats-Unis et que la censure politique de l'internet dégrade la qualité de ce service et menace en fin de compte l'intégrité et la viabilité de cette industrie, tant aux Etats-Unis qu'à l'étranger.

Outre la Chine, le projet nomme parmi les pays recourant à la censure le Belarus, la Birmanie, Cuba, l'Iran, la Libye et les Maldives.

"Les groupes technologiques américains opérant dans des pays à régime autoritaire, ont le devoir de respecter la Déclaration universelle des droits de l'homme", ajoute le projet de loi.

Le groupe Google a annoncé récemment avoir mis en place un site soumis à la censure du gouvernement chinois. Les portails MSN (Microsoft) et Yahoo! ont également admis s'être pliés aux injonctions des autorités chinoises.

Les géants américains de l'internet ont défendu mercredi au Congrès leur collaboration avec les censeurs chinois, en soulignant qu'une information en ligne limitée, sans être l'idéal, servait malgré tout les intérêts des internautes chinois.

"Nous sommes tous confrontés au même dilemne entre le respect des valeurs américaines et les lois (chinoises) que nous devons respecter", a déclaré le chef des services juridiques de Yahoo!, Michael Callahan, en faisant ainsi écho aux prises de position des autres responsables des grands portails.

Les géants de l'internet ont tous affirmé être préoccupés par les restrictions imposées par la Chine sur les contenus mis en ligne sur internet, mais ils ont également souligné que les lois chinoises ne leur laissaient pas d'autre choix que de s'exécuter.

"Ne pas se plier à la législation aurait pu entraîner des poursuites criminelles contre Yahoo! Chine et même des peines de prisons contre ses employés", a affirmé aux parlementaires Michael Callahan.

"En fin de compte, a-t-il poursuivi, les compagnies américaines (installées) en Chine sont placées devant le choix suivant: respecter la législation chinoise ou fermer boutique".

Il a estimé que le pire scénario serait celui d'un départ des fournisseurs d'accès.

Pour sa part, le représentant de Google, Elliot Schrage, a déclaré que Google.cn, le moteur de recherche spécialement conçu pour le marché chinois, représentait une solution pragmatique, en respectant le cadre défini par le gouvernement chinois mais en répondant à la plupart des demandes des internautes de ce pays.

Il apporte, a-t-il estimé, une contribution "certes imparfaite, mais néanmoins significative au développement des accès à l'information en Chine".

"Ce service, a-t-il poursuivi, fournit des résultats de recherche à la fois meilleurs et plus nombreux sur un très grand nombre de sujets à l'exception de quelques dossiers politiques sensibles".

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par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Jeudi 16 février 2006
Après six mois de test, Yahoo Search France a annoncé le lancement de la version définitive de son moteur de recherche permettant aux internautes de rechercher et de visionner des vidéos gratuites depuis n'importe quel lecteur multimédia. Pour accompagner ce lancement officiel, le portail annonce la signature de trois partenariats pour étoffer son offre. A Vodeo, MCM ou Canal Play, vient s'ajouter désormais TV5 Monde, EuroNews, et l'INA.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Jeudi 16 février 2006
Microsoft, condamné par Bruxelles en mars 2004 pour abus de position dominante, a répondu mercredi, au dernier jour du délai qui lui était imparti, aux critiques de la Commission, tout en attaquant de front un exécutif européen qu'il considère comme injuste.

Quelque dix heures avant l'échéance, fixée à minuit, Microsoft a annoncé avoir déposé "une réponse formelle" de 75 pages, dépôt confirmé par la Commission.

Outre une amende record d'un demi-million d'euros, la Commission avait exigé de Microsoft qu'il fournisse à ses rivaux la documentation nécessaire au dialogue - ou "interopérabilité" - de son système d'exploitation vedette Windows avec les produits concurrents.

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Jeudi 16 février 2006
Les géants américains de l'internet ont défendu jeudi au Congrès leur collaboration avec les censeurs chinois, en soulignant qu'une information en ligne limitée, sans être l'idéal, servait malgré tout les intérêts des internautes chinois.

"Nous sommes tous confrontés au même dilemne entre le respect des valeurs américaines et les lois (chinoises) que nous devons respecter", a déclaré le chef des services juridiques de Yahoo!, Michael Callahan, en faisant ainsi écho aux prises de position des autres responsables des grands portails.

Les représentants de Yahoo!, Microsoft, Google et Cisco Systems déposaient devant une sous-commission parlementaire examinant les implications sur le respect des droits de l'homme de leur collaboration avec les autorités chinoises.

Ces dernières semaines, ils ont fait l'objet d'une volée de critiques, notamment au Congrès, après avoir reconnu coopérer avec Pékin pour censurer des sites web. Le groupe Yahoo! a même été accusé d'avoir fourni des données aux autorités chinoises ayant permis l'arrestation d'au moins un cyber-dissident.

Les auditions menées mercredi pourraient accélérer le vote d'une loi obligeant les grands portails à placer leurs serveurs en dehors de pays répressifs et à interdire l'exportation de technologies internet vers de tels pays. Un projet de loi allant en ce sens est en cours d'élaboration.

Les géants de l'internet ont tous affirmé être préoccupés par les restrictions imposées par la Chine sur les contenus mis en ligne sur internet, mais ils ont également souligné que les lois chinoises ne leur laissaient pas d'autre choix que de s'exécuter.

"Ne pas se plier à la législation aurait pu entraîner des poursuites criminelles contre Yahoo! Chine et même des peines de prisons contre ses employés", a affirmé aux parlementaires Michael Callahan.

"En fin de compte, a-t-il poursuivi, les compagnies américaines (installées) en Chine sont placées devant le choix suivant: respecter la législation chinoise ou fermer boutique".

Il a estimé que le pire scénario serait celui d'un départ des fournisseurs d'accès.

Pour sa part, le représentant de Google, Elliot Schrage, a déclaré que Google.cn, le moteur de recherche spécialement conçu pour le marché chinois, représentait une solution pragmatique, en respectant le cadre défini par le gouvernement chinois mais en répondant à la plupart des demandes des internautes de ce pays.

Il apporte, a-t-il estimé, une contribution "certes imparfaite, mais néanmoins significative au développement des accès à l'information en Chine".

"Ce service, a-t-il poursuivi, fournit des résultats de recherche à la fois meilleurs et plus nombreux sur un très grand nombre de sujets à l'exception de quelques dossiers politiques sensibles".

Des responsables du ministère américain des Affaires étrangères ont affirmé, au cours de cette audition, que les mesures chinoises étaient, vu leur ampleur, "une source de grave inquiétude, et qu'elles vont à l'encontre des engagements que la Chine a donné à la communauté internationale".

"S'il est vrai qu'il s'agit d'une censure partielle, la vaste surveillance exercée par les autorités chinoises signifie que les internautes ne peuvent jamais être sûrs que leurs recherches légitimes d'information n'entraîneront pas des intimidations ou pire", a déclaré le diplomate David Gross.

Un autres responsable du département d'Etat, James Keith, a prédit que Pékin ne serait pas en mesure de maintenir de telles restrictions indéfiniment.

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Mercredi 15 février 2006
Avant même sa sortie prévue fin 2006, Microsoft Vista reçoit déjà des alertes antitrust , des sociétés concurrentes mettant en garde l'éditeur sur la gestion publicitaire du "Welcome Center". Cette nouvelle interface de démarrage - en plus de proposer certaines options de configuration - affichera en effet également des offres de logiciels ou de matériels de partenaires commerciaux, ce qui peut être source de nouveau contentieux.
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Mardi 14 février 2006

Le portail internet américain Yahoo souhaite un front commun des principaux acteurs de l'internet, des groupes de médias et des autorités américaines face à la volonté des autorités chinoises de censurer le contenu des informations accessibles sur l'internet depuis leur pays.

"C'est un dilemme qui se pose à tous: être actif dans un pays et respecter les lois qui manquent de transparence ou s'en aller", a indiqué Michael Callahan, le chef des services juridiques de Yahoo dans un entretien au Financial Times publié lundi.

Il a qualifié de "graves et perturbantes" les conséquences des demandes des autorités chinoises. "Aucune entreprise, aucun secteur ne peut résister à cela tout seul. Nous voulons soumettre cela" aux autorités américaines, a-t-il ajouté, tout en refusant de donner plus de détails sur les contacts entre Yahoo et Washington.

Selon M. Callahan, Yahoo a également l'intention d'appliquer de la manière "la plus étroite possible" les demandes des autorités chinoises afin de garantir aux utilisateurs du portail depuis la Chine la "transparence maximum".

Des auditions doivent avoir lieu mercredi devant la sous-commission des droits de l'Homme de la Chambre des représentants américaine pour examiner le bien-fondé des décisions prises notamment par Yahoo et Google d'accéder aux demandes de Pékin de censurer l'accès à l'internet pour leurs utilisateurs se connectant depuis la Chine.

Yahoo a été également critiqué pour avoir livré à la police chinoise des informations ayant conduit à l'arrestation d'un journaliste.

M. Callahan a réaffirmé dans l'entretien au Financial Times que le groupe avait agi dans ce cas dans le cadre d'une "requête légale" des autorités chinoises.


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Mardi 14 février 2006
Takafumi Horié, l’ex PDG du portail Internet japonais Livedoor, a été inculpé aujourd’hui de manipulation de cours boursier par la diffusion de fausses informations, ainsi que trois autres anciens dirigeants. L’entrepreneur japonais pourrait également être inculpé de falsification de comptes, ce qui prolongerait sa détention et son interrogatoire. Le scandale avait provoqué un mouvement de panique les 17 et 18 janvier à la Bourse de Tokyo
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Mardi 14 février 2006
Les annonceurs américains présents sur le moteur de recherche vont voir leurs annonces diffusées dans 28 magazines papier. Le système des enchères, utilisé pour le service de liens sponsorisés AdWords notamment, est une première pour la presse écrite. Google, confirme ainsi son implantation sur d’autres supports publicitaires, après le rachat en début d’année du spécialiste de la publicité radio dMarc.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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