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Mardi 14 mars 2006
Des chercheurs de l'Université du Maryland ont développé une nouvelle technologie de gestion des droits numériques (DRM) visant à mieux protéger les contenus multimédia. Elle diffère des technologies déjà employées en proposant l'utilisation d'un identifiant unique ou d'une reconnaissance tactile.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Vendredi 10 mars 2006

Le point commun entre la bibliothèque du Vatican, les billets d'entrée pour le Mondial de football en Allemagne et certains lamas au Pérou? C'est l'identification par radio-fréquence (RFID), à laquelle les experts prédisent une croissance fulgurante.

Le principe de base, c'est une puce de la taille d'un gros timbre poste placée sur un objet ou un document. Les informations qui y sont stockées peuvent être lues ou transmises sans contact avec un lecteur situé au maximum à quelques mètres, par le biais d'ondes radio.

Les applications sont multiples. Déjà, des étiquettes électroniques sont installées sur des dossards de sportifs pour les repérer et les chronométrer à certains points de passage ou aux péages, sur des livres de bibliothèques pour gérer le prêt, ou sur les billets du Mondial pour identifier leur acheteur et lutter contre la fraude et le marché noir.

Au Pérou, certains éleveurs d'alpagas, une espèce de lama réputée pour sa laine, leur implantent une puce RFID derrière l'oreille pour décourager les voleurs. Certains imaginent déjà des micro-puces implantées sur les patients, avec en mémoire tout leur dossier médical.

D'après une étude récente de l'institut IDTechEx, les dépenses mondiales pour des technologies liées au RFID devraient passer de 1,85 milliard de dollars l'an passé à 12,35 milliards en 2010. Deutsche Bank Research, encore plus optimiste, a même estimé le potentiel d'ici 2010 à 22 milliards d'euros (26 milliards de dollars).

L'Allemagne est le pays européen qui jusqu'ici investit le plus dans des projets liés au RFID, devant la Grande-Bretagne et la France. Les applications semblent particulièrement prometteuses dans le domaine de la distribution, où la technologie devrait reléguer le code-barres aux oubliettes.

Deutsche Bank Research table sur 2,5 millions d'étiquettes électroniques dans les 15 plus anciens Etats membres de l'Union européenne d'ici 2008, dont presque un quart en Allemagne où le groupe Metro commence déjà à les utiliser. Il en présente d'ailleurs certaines applications au CeBIT, le salon high-tech qui se tient jusqu'au 15 mars à Hanovre (nord).

"On proclame que le RFID va marquer un changement de régime après plus de quarante ans de règne du code-barre. Mais les projets vont en réalité bien au delà", relève Stefan Heng, analyste de Deutsche Bank Research.

La technologie pourrait permettre de lutter contre la criminalité (l'identification des articles avec une étiquette RFID réduit les risques de vol ou de contrefaçon), ou encore améliorer l'efficacité: plus de rayon vide dans le magasin s'il signale lui-même quand le stock de produits baisse.

Le succès de la nouvelles technologie dépendra toutefois du coût des composants, ainsi que des efforts de standardisation. Une initiative en ce sens, baptisée EPC, est déjà soutenue par plus de 700 entreprises dans le monde.

Dernier obstacle, et non des moindres, les craintes des consommateurs concernant les risques pour la santé suscités par un "brouillard électronique", mais surtout les potentielles atteintes à la vie privée.

"Même si le cauchemar d'un client transparent, espionnable en permanence, est à relativiser, des concepts de sécurité sont nécessaires pour éviter l'accès non autorisé et la manipulation des données stockées", reconnaît Stefan Heng.

La Commission européenne a justement annoncé jeudi au CeBIT le lancement d'une consultation publique afin de déterminer s'il était nécessaire de réglementer l'usage de ces étiquettes électroniques.

"Il faut discuter ces questions, et voir jusqu'où le consommateur est prêt à accepter cette nouvelle technologie", a souligné la Commissaire à la société de l'information Viviane Reding lors d'une conférence de presse.

© Agence France-Presse

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Mardi 28 février 2006
Sur les traces de Google Earth, l'Institut Géographique National (IGN) français lancera en juin 2006 son service Géoportail, dont le système de cartographie couvrira 100 % du territoire français. Au total, ce seront 400.000 clichés, remontant à 5 ans maximum et pris à 3 ou 4 kilomètres du sol (Google ne fournit que des photos satellitaires), qui seront mis en ligne. Le service, qui proposera ainsi une résolution de 50 centimètres, sera dans un premier temps en 2D, avant de passer en 3D en 2007. A cette date, il devrait être également possible de naviguer dans les départements d'outre-mer et de visualiser des adresses commerciales (restaurants...). D'autres fonctionnalités seront présentes, comme la visualisation des terres immergées en cas de montée des eaux. Tous ces services seront gratuits, hormis les téléchargements de cartes au 1/25 000 ème, et l'utilisation commerciale des cartes par des collectivités ou des entreprises, notamment.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Mardi 28 février 2006
Plus de 100 personnes ont été arrêtées dans 19 pays au cours d'une vaste opération contre la pédophilie sur internet, coordonnée par la garde civile espagnole, a annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur.

Près de 500 perquisitions ont donné lieu à 108 arrestations et 23 convocations dans 19 pays (Espagne, Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, France, Lituanie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Etats-Unis, Israël, Argentine, Chili, Brésil, Venezuela, République dominicaine, Panama et Mexique), indique un communiqué du ministère espagnol de l'Intérieur.

Un porte-parole de la garde civile avait fait état jeudi à l'AFP d'une vaste opération en cours en Europe et en Amérique latine sans pouvoir préciser le nombre d'interpellations.

Trente-quatre personnes ont été arrêtées au Brésil, 24 en Espagne, dont une femme et un garde civil selon les médias, 20 en France et 17 en Pologne.

Lors d'une conférence de presse, le ministre espagnol de l'Intérieur, José Antonio Alonso, a fait part de sa plus grande détermination pour continuer à lutter contre ce type de délit. "Les mineurs méritent toute la protection que nous sommes en mesure de leur offrir", a-t-il déclaré.

L'opération, fruit d'une enquête entamée il y a un an, avait débuté mardi, selon la garde civile.

Eurojust, l'organisation chargée de coordonner la collaboration entre les parquets des 25 pays membres de l'UE, avait indiqué jeudi que l'enquête avait été menée grâce à un logiciel nommé "Hispalis", qui permet de détecter les internautes qui se connectent à des sites de pornographie infantile à travers leur ordinateur personnel.

Ce logiciel "permet d'identifier les noms et les domiciles des personnes impliquées dans plusieurs pays", selon l'organisation judiciaire européenne.

Pour Eurojust, cette opération "est un signal clair que l'on peut lutter contre ce type de délit dans le monde entier grâce à la coordination des corps policiers et des autorités judiciaires de différents pays".

© AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Mardi 28 février 2006
Les Archives nationales américaines ont décidé de mettre en ligne gratuitement, en collaboration avec Google, un fonds documentaire d'une centaine de vidéos retraçant divers aspects de l'histoire des Etats-Unis, ont annoncé vendredi les deux partenaires.

Il s'agit d'un programme expérimental des Archives américaines. Un accord de collaboration "non exclusif" a été signé avec Google, précise un communiqué commun du célèbre moteur de recherche et des US National Archives.

Les vidéos, issues des archives de la Nasa et de différents ministères, montrent des images de la planète Mars en 1979, des troupes américaines pendant la Seconde guerre mondiale ou encore de certains parcs protégés du désert du Nouveau-Mexique (sud-ouest) en 1938.

Elles étaient visibles dès vendredi via Google Video (à l'adresse "video.google.com/nara.html") ou un lien sur le site des Archives (www.archives.gov), agence fédérale fondée en 1934 pour la préservation de documents censés être la mémoire du pays.

"C'est une étape importante dans l'évolution des Archives nationales pour faire tomber leurs murs" et s'ouvrir aux internautes du monde entier, a commenté Allen Weinstein, responsable de l'organisme fédéral.

par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Samedi 25 février 2006

Le fournisseur d'accès internet Wanadoo a été condamné le 9 février par le tribunal de grande instance de Nanterre à retirer de ses différents contrats internet trente-huit clauses abusives ou illicites.

L'association UFC-Que Choisir, à l'origine de la procédure, dénonçait les conditions générales de vente des contrats internet pour les années 2003, 2004 et 2005.

La 1ère chambre du tribunal a condamné France Télécom, maison mère de Wanadoo, à payer 20.000 euros de dommages-intérêts à UFC-Que Choisir.

Sont notamment dénoncées les clauses qui exonèrent France Télécom "de ses obligations sans indemnité en cas d'interruption du service pour panne ou défaut de maintenance", "de toute responsabilité en cas de préjudice", pour laisser "les risques de transport à la charge du consommateur en cas de vente à distance"...

Le tribunal a condamné le fournisseur à supprimer ces clauses sous un délai d'un mois suivant la signification du jugement et ce sous astreinte de 300 euros par clause et par jour de retard.

UFC-Que Choisir pourra diffuser aux frais de France Télécom un communiqué judiciaire dans trois quotidiens. Dans la foulée, Wanadoo sera tenu de mettre en ligne le jugement pendant une durée d'un mois. Enfin France Télécom sera tenu d'adresser un courrier à ses abonnés pour les informer de ce jugement.

Interrogé par l'AFP, France Télécom a déclaré étudier la possibilité de faire appel.

Un autre fournisseur internet, Free, a également été condamné le 21 février pour clauses abusives dans ses conditions de vente tandis que des jugements sont en attente pour Neuf Télécom et le câblo-opérateur Noos, a-t-on appris auprès de UFC-Que Choisir.

© Agence France-Presse

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Samedi 25 février 2006
La Commission européenne a proposé de créer un Institut européen de technologie (IET) afin de remédier à la fuite des cerveaux  vers des pays comme les Etats-Unis ou l'Inde. Ce pôle d'excellence - en lien étroit avec les universités - devrait être lancé dans les domaines de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation d'ici 2010. Le financement serait à la fois public et privé. Parmi les pays prétendant à l'accueil de cet IET, la France serait en compétition avec l'Autriche et la Pologne.
par Yannick Tettini publié dans : Télécoms, FAI & Internet
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Jeudi 23 février 2006
Le fournisseur d'accès internet Free a été condamné mercredi par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris à retirer de ses différents contrats trente-deux clauses abusives et à payer à deux associations 45.000 euros de dommages-intérêts.

Devant la 1re chambre du TGI, Free était poursuivi par l'UFC-Que choisir et l'association Familles de France qui ont respectivement obtenu 30.000 et 15.000 euros de dommages-intérêts.

Les deux associations dénonçaient "les conditions générales de vente relatives au service +Forfait Free Haut débit+ et pour les contrats avec ou sans abonnement offerts par la SAS Free".

Le tribunal a suivi les deux associations et a relevé au total 32 clauses abusives.

Sont notamment dénoncées les clauses ne prévoyant "aucune obligation à la charge du fournisseur d'informer l'usager de l'indisponibilité du service ni aucun dédommagement", permettant à Free de "modifier unilatéralement les conditions du service fourni" ou de résilier dans certains cas les contrats "sans mise en demeure préalable (...) ni même de préavis".

Le tribunal a condamné le fournisseur, "sous le délai d'un mois à compter de la signification du jugement, de supprimer de ses contrats toutes les clauses susvisées, et ce sous astreinte de 1.000 euros par jour de retard".

Free doit également adresser "à l'ensemble de ses abonnés antérieurs au prononcé de la décision" le contenu du jugement, là-aussi sous astreinte de 1.000 euros par jour de retard.

Enfin, le fournisseur d'accès doit également payer la publication de la décision dans Le Monde, Le Figaro et Libération et l'afficher sur la page d'accueil de son site pendant trois mois.

Dans un communiqué, Free précise que ce jugement concerne les anciennes conditions générales de vente de ses services et qu'elle les a depuis modifiées.

Le fournisseur regrette par ailleurs "l’instrumentalisation des tribunaux par certaines associations de consommateurs en mal de publicité et de financement".

© Agence France-Presse

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Mardi 21 février 2006
L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a saisi pour avis le 13 janvier la Direction de la Concurrence (DGCCRF) à propos de la grille tarifaire mise en place début janvier par le fournisseur d'accès internet Free, a-t-on appris lundi auprès de l'association.

Cette nouvelle grille tarifaire prévoyait que les clients de Free qui jusqu'à maintenant bénéficiaient d'une téléphonie gratuite et illimitée en France se voyaient facturer leurs communications vers certains opérateurs comme Neuf Cegetel, Alice et Noos.

Free avait fait valoir l'augmentation "exorbitante" des tarifs désormais appliqués par ces opérateurs pour acheminer les communications d'un réseau à l'autre (ou "terminaison d'appel").

Free a ensuite décidé de surseoir à cette facturation, en attendant l'avis de l'Arcep, le gendarme du secteur, prévu dans un délai de quatre mois. L'opérateur alternatif et France Télécom ont saisi le 9 février l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes pour une demande d'arbitrage.

Selon UFC-Que Choisir, "a priori il n'y a pas de violation" du code de la consommation car Free a laissé le choix à ses abonnés d'opter pour les nouveaux tarifs ou de rester aux anciens. Mais, ajoute-t-on de même source, la DGCCRF vérifiera que l'ensemble de la procédure est bien légale.

La nouvelle grille tarifaire instaurait également la gratuité des appels vers 14 pays à l'étranger.

© Agence France-Presse

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Mardi 21 février 2006
Les autorités chinoises enquêtent sur le groupe internet américain Google qui aurait lancé sans licence appropriée son moteur de recherches Google.cn en Chine fin janvier, selon un journal chinois.

Google n'a pas de licence ICP (Internet content provider) et "sans licence, une entreprise étrangère n'est pas autorisée à avoir des activités dans les télécommunications, y compris de fournisseur de contenu", a indiqué le journal "Nouvelles de Pékin".

Le ministère de l'Information joint par l'AFP n'a ni confirmé ni démenti l'article.

Une porte-parole de Google qui a requis l'anonymat a précisé mardi que Google opérait avec la licence d'un site chinois d'information Ganji.com avec lequel "Google a des accords de partenariat".

Selon le journal, d'autres compagnies internet se sont déjà servies d'autorisations d'entreprises chinoises.

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